Qu'est-ce qu'une preuve d'intervention ?

Prouver qu'un travail a été fait, sans transformer ses salariés en objets suivis à la trace.

Une preuve d'intervention établit qui est intervenu, où, quand, combien de temps et ce qui a été fait. Elle repose sur trois niveaux cumulables : le scan d'un QR code sur site, la position relevée au moment du check, et la photo horodatée. Elle doit être prise sur le moment, horodatée par l'outil, rattachée à un site et non modifiable en silence — et rester proportionnée, c'est-à-dire relever des passages, jamais suivre un salarié en continu.

Une preuve d'intervention est l'ensemble des éléments qui établissent qu'une prestation a bien eu lieu : qui est intervenu, sur quel site, à quelle heure, pendant combien de temps, et ce qui a été fait. Elle sert deux fois — face au client qui conteste une prestation facturée, et face à l'intervenant qu'on accuse à tort de ne pas être passé.

Pourquoi la question se pose

Dans les métiers d'intervention, le travail est presque toujours réalisé hors de la présence de celui qui le paie : un bureau nettoyé avant l'ouverture, une haie taillée un mardi matin, une ronde faite à trois heures du matin. Le client constate un résultat, jamais l'exécution. Quand le résultat lui paraît insuffisant, la discussion se joue sur des souvenirs, et le prestataire perd presque toujours — non parce qu'il a tort, mais parce qu'il n'a rien à produire.

Les trois niveaux de preuve

1. Le scan sur site

Un code QR fixé dans le local du client, scanné à l'arrivée. C'est le niveau le plus simple et le plus solide : le code ne se scanne que sur place, ce qui rend impossible la déclaration à distance. Il n'enregistre rien d'autre qu'un passage à une heure donnée, à un endroit donné.

2. La position relevée au moment du check

La position de l'appareil, prise au moment précis où l'intervenant valide son arrivée ou sa clôture — et à ce moment seulement. C'est un point, pas une trajectoire. Elle sert surtout là où l'on ne peut rien coller : un espace vert, un chantier, une voirie.

3. La photo horodatée

C'est la preuve la plus parlante, parce qu'elle montre l'état du site. Une photo avant et une photo après règlent la plupart des contestations sans un mot. C'est aussi la plus intrusive à manier : on photographie un lieu, pas des personnes.

Ce que le droit demande

Aucun texte n'impose de « prouver ses interventions » : la preuve est un enjeu contractuel, entre vous et votre client. En revanche, dès qu'un dispositif collecte des données sur des salariés, le RGPD s'applique, et il impose la minimisation — ne collecter que ce qui est nécessaire — et la proportionnalité — le moyen doit être en rapport avec le but.

Concrètement : relever un point de passage sur un lieu de travail est proportionné à l'objectif de prouver une prestation. Suivre en continu la position d'un salarié toute la journée ne l'est pas, et la CNIL le rappelle régulièrement. S'ajoutent trois obligations pratiques : informer les salariés de ce qui est enregistré, consulter les représentants du personnel quand il en existe, et fixer une durée de conservation.

Ce qui fait qu'une preuve tient

Avec WiTask

WiTask assemble les trois niveaux et vous laisse choisir ce que vous exigez, site par site : le scan seul suffit à la plupart des contrats de propreté, la photo s'impose en espaces verts, la position sert là où il n'y a rien où coller un code. Tout est rassemblé dans le rapport d'intervention envoyé au client. Gratuit pour deux personnes, 19,90 € HT par intervenant ensuite.

Questions fréquentes

Un client peut-il exiger des preuves d'intervention ?

Rien ne l'y autorise d'office, mais c'est de plus en plus souvent inscrit dans les marchés de propreté et de maintenance. Le contrat fait alors loi entre les parties.

La géolocalisation des salariés est-elle légale ?

Elle l'est si elle est justifiée par un but légitime, limitée au strict nécessaire, et si les salariés sont informés. Un suivi permanent pour vérifier le travail est disproportionné ; un point relevé au moment d'un check ne l'est pas.

Combien de temps conserver les photos ?

Le temps utile à la preuve : souvent la durée du contrat plus la période où un litige reste possible. Fixez une durée, écrivez-la, et purgez ensuite.

Faut-il informer les salariés ?

Oui, c'est une obligation et c'est aussi ce qui fait accepter l'outil. Dites ce qui est enregistré, quand, pourquoi, et ce qui ne l'est pas.